La suppression de l’instruction à domicile et la place de l’enfant

Suite au discours de Mr Macron , en date du 2 Octobre 2020, intitulé « La république en actes », émergent des réactions et des questionnements sur l’instruction en famille, également appelé école à la maison. En effet, lors de ce discours qui exprime des moyens de lutte contre certains extrémistes islamistes, l’école a été abordée. Je vous propose de retrouver le discours en cliquant sur le lien ci-dessous:

https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/direct-separatismes-emmanuel-macron-attendu-pour-devoiler-son-plan-d-action-aux-mureaux_4126003.html

La partie concernant l’école, se situe à partir de la 31ème minute:

Voici la manière dont il définit l’école. « L’école, c’est le creuset républicain, c’est ce qui fait qu’on protège nos enfants, de manière complète, par rapport à tout signe religieux, à la religion, c’est vraiment le cœur de l’espace de la laïcité et c’est ce lieu où nous forgeons les consciences pour que les enfants deviennent des citoyens libres, rationnels pour en choisir leurs vies. « Mr Macron.

Ce qui est surprenant, c’est de constater que pour lutter contre certains extrémismes religieux, il a mentionné la volonté de supprimer totalement la liberté d’instruire à domicile.

Autant, le discours se voulait ne pas généraliser les extrémistes religieux et les musulmans. Pourtant, en interdisant l’instruction en famille, à toutes les familles pratiquant l’I.E.F, sans prendre en compte leur religion, ou leur absence de religion, c’est une réelle généralisation qui pourraient impacter un certain nombre de personnes n’étant n extrémistes, ni musulmanes. Il pourrait être intéressant de faire remonter une identification des profils des familles, afin de pouvoir faire émerger des volontés bien éloignées des causes religieuses, et révéler tous les bénéfices, ainsi que les moyens mis en œuvre par de nombreuses familles pour un développement harmonieux de leurs enfants. Cette décision, ce moyen d’action répond-il vraiment au projet?

Mr Macron souhaite rendre l’école obligatoire pour tous les enfants (sauf nécessité médicale), dès l’âge de trois ans. Que penser de cette scolarisation massive précoce?

Tout ceci pose question…

  • Qui devrait décider et encadrer pour les enfants: les parents, les parents, des professionnels…?
  • Qui devraient choisir les valeurs à transmettre et le contenu pédagogique?
  • Quelle est la place de l’enfant pour les familles et pour la société?
  • Quels moyens offrons-nous aux enfants, pour les prendre en charge?
  • Que souhaite-on pour eux?
  • Doit-on former des enfants pour l’avenir?
  • Doit-on accepter les enfants et leur offrir ce dont ils ont besoin aujourd’hui?
  • Doit-on formater les enfants?

Dans l’idée où tous les enfants concernés par l’I.E.F ( sauf nécessité médicale) rejoindraient les rangs de l’école:

  • L’éducation nationale disposera-t-elle des moyens nécessaires ( financiers, temporels)?
  • Pourront-ils prévoir plus de sorties pédagogiques?
  • Pourrons-ils anticiper plus d’interventions de professionnels pour présenter la vie ?
  • Les enseignants pourront-ils enfin appliquer une différenciation pédagogique?
  • Le calendrier scolaire va-t-il être modifié pour ne plus privilégier la religion catholique en dépit des autres alors que le projet est de transmettre des valeurs laïques?
  • Quelle place sera attribuée aux parents, dans les échanges avec les équipes éducatives?

Pour les parents pratiquant l’I.E.F, il nous reste encore du temps et des moyens pour agir. Je vous invite notamment à nous rejoindre au Congrès Innovation Éducation à Paris ce mois-ci. Une autre alternative à l’enseignement public, qui se veut républicain, reste les écoles hors-contrat qui devraient rester ouvertes, pour préserver la liberté d’enseignement. Le frein pour les parents restent régulièrement le coût de celles-ci. Il pourraient être intéressant d’envisager des participations des parents sous forme de bénévolat ou de dons de matériels à défaut d’avoir les finances suffisantes.

« Je voudrais appeler Tintin le journaliste pour qu’il mette un panneau STOP devant les écoles pour que les enfants ne restent pas dans les classes à pleurer, mais qu’ils puissent être heureux avec leurs parents.  » Parole d’un enfant de 4 ans, ayant été scolarisé 3 mois à l’âge de 3 ans.

J’invite tous les parents qui se sentent concernés à s’exprimer, à réfléchir, à échanger. Formulons des propositions, partageons des témoignages mais ne critiquons pas. La critique n’aide pas à cheminer. Elle donne l’envie aux autres de nous fermer des portes.

Crédits photos Pixabay

Restons positifs et solidaires…

Publié par Laurence Casanova Teilhard

Coach périnatal et parental

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