Le retour des boites à bébés

Crédits photos pixabay

Voilà une quinzaine de jours, que j’ai découvert ce qu’est une « boite à bébé ». J’ai découvert cette expression suite à un post sur les réseaux sociaux. En effet, une nouvelle boite à bébé a été autorisée récemment en Belgique.

Qu’est ce donc? Il s’agit d’une boite, ou d’une trappe que l’on ouvre pour y déposer un bébé. Selon les pays, et les systèmes, l’emplacement pour accueillir le bébé n’est pas identique, mais l’idée commune est que cette boite une fois refermée, « par le déposant » côté rue, s’ouvre de l’autre côté dans une structure où une personne va prendre en charge immédiatement l’enfant. Ce dépôt s’inscrit dans une démarche d’abandon. Selon les pays, les parents peuvent avoir un délai plus ou moins long pour se rétracter… Par contre l’abandon est anonyme, de ce fait l’enfant n’aura pas accès à son identité en grandissant.

Je me suis immédiatement dit que je m’exprimerai sur le sujet. J’ai volontairement laissé s’écouler un peu de temps pour ne pas être submergée par trop d’émotions. Et pourtant, ce matin, après avoir relu plusieurs articles qui ont été publiés autour du 20 Septembre 2020, en Belgique, en France et ailleurs, la douleur est toujours aussi poignante.

Je me souviens avoir fait le choix d’étudier l’adoption en éducation civique et juridique au collège, il y a plus de quinze ans. J’avais déjà été choquée par toutes ces découvertes, le nombre d’abandon, les conditions, les raisons… A ce jour, je ressens encore une grande injustice envers ses enfants.

Abandonner son enfant me questionne. Parmi les arguments avancés, il y a la volonté d’éviter le pire ( abandon en pleine rue, abandon dans des sacs fermés…) Ce n’est pas le système de boite qui m’interroge mais les raisons qui poussent une personne à abandonner son enfant.

Comment des parents peuvent avoir recours à cette solution? Qu’est ce qui pousse ses parents?

  • Pensent-ils manquer de moyens financiers, de confiance en eux?
  • Parviennent-ils à communiquer avec bébé?
  • Auraient-ils besoin de soutien psychologique, d’énergie physique?
  • Est-ce la raison pour laquelle ses enfants ont pris vie qui gêne ( manque de contraception, viol, accouchement douloureux)?

Quel impact sur la santé physique et psychique des enfants?

  • Que va ressentir le nourrisson?
  • Quels vont être ses perceptions?
  • Cette déstabilisation psychologique ne va-t-elle pas engendrer de douleurs physiques?

Quel avenir pour ces enfants?

  • Comment vont-ils se construire sans la connaissance de l’identité de leurs parents?
  • Certains sont-ils également séparés de leur fratrie?
  • Trouveront-ils une famille adoptive?
  • Comment vivront-ils leurs relations avec leur famille adoptive?

Quelles attentes a-t-on des enfants?

  • Recherche-t-on un idéal, un successeur?
  • A-t-on envie de vivre ou d’avoir des enfants?

Les enfants, et même les bébés communiquent, sont des êtres honnêtes, qui sourient à la vie lorsqu’ils sont compris et respectés. Tout n’est pas inné, cela s’apprend. Rien n’est simple mais ce n’est pas insurmontable non plus. J’ai créé Duo Naissances pour accompagner les parents, pour qu’ils découvrent, comprennent ce dont ils ont besoin pour vivre sereinement avec leurs enfants.

Publié par Laurence Casanova Teilhard

Coach périnatal et parental

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